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COLÈRE CONSCIENTE – COLÈRE LIBÉRATRICE – COLÈRE TRANSFORMATRICE

 

La colère est un thème qui est large… Un aperçu de l’impact de la colère refoulée, mal gérée…
Une colère ressentie en conscience… sans aucune retenue…sans censure…  ni culpabilité… est libératrice… transformatrice..

Cet apprentissage sert à développer notre capacité à s’exprimer à partir du centre du Cœur à travers notre corps, notre tête et notre âme, et ce,  en toute vérité, dignité, intégrité et respect de soi (et des autres).  Évidemment lorsqu’on n’est pas habitué à s’exprimer… il y a des ajustements à faire…  au fur et à mesure de ce processus de prise en main.  Étape par étape…

 

LA COLÈRE N’EST PAS LE PROBLÈME

La colère est une émotion humaine normale… La colère n’est pas le problème… Le problème est plutôt la façon de la gérer et de l’exprimer.  

CONSÉQUENCES

La COLÈRE refoulée…  garrochée…  non-intégrée (colère, rage, animosité, irritabilité, rancœur ou frustration, pensée vengeresse, impulsivité, «pétage de coche») irrite le FOIE… Ce qui provoque une mauvaise circulation sanguine et énergétique causant des problèmes psychologiques et physiques. Souvent elle affecte le système digestif dans son ensemble ainsi que le système nerveux. Elle peut donc augmenter le risque des troubles cardiaques. maux de tête, ulcères, réactions allergiques, mais aussi auto-dévalorisation, boulimie, automutilation, fybromyalgie, maladies auto-immunes, dépression…  Elle affecte les relations interpersonnelles.  Une colère non gérée peut créer une explosion de rage, dire des choses que l’on regrette juste après, parfois elle nous fait prendre des décisions qui n’ont pas de sens, casser des objets et peut même nous pousser à bout jusqu’à blesser quelqu’un. Ces accès de rage peuvent rapidement devenir problématique autant pour sa vie familiale et personnelle que sa vie professionnelle. Une colère non-gérée, non-intégrée de façon saine peut aussi amener au retrait, au replie sur soi, à l’isolement, à se couper des autres, à s’enfermer dans l’indifférence, dans l’illusion que nous avons le contrôle de notre vie. Une mauvaise gestion de la colère nous empêche d’accéder au bonheur..  Elle nous enfonce plutôt dans un mal-être… à l’auto-destruction…à la destruction…

OSER  EXPRIMER SA COLÈRE EN CONSCIENCE
En se libérant des ses émotions refoulée et des non-dits en conscience nous reprenons notre RÉEL pouvoir personnel. 

DEMANDER DE L’AIDE
La colère est une émotion de base et est essentielle à notre transformation et à notre survie.  
Je suis en parfait accord avec Bessel van der Kolk1, spécialiste du syndrome de stress post-traumatique, l’arrogance ou la passivité, la colère ou la dépression sont des comportements appris : la personne traumatisée a fini par croire qu’elle ne pourrait survivre qu’en étant dure, vindicative, invisible ou absent, ou que céder était plus sûr. Les souvenirs traumatisants continuent d’être refoulés, cette adaptation de survie, persistent jusqu’à ce que l’on soit suffisamment rassurer, en sécurité pour intégrer toutes ces parties bloquées en tentant de combattre ou d’éviter le traumatisme. Il ajoute que toute personne ayant un traumatisme est résilient à sa manière et l’endurance de tous et chacun demande le respect.  Réalisant combien d’énergie ils déploient pour survivre, il n’y a rien d’étonnant de voir le prix qu’ils doivent souvent payer : l’absence de rapport bienveillant avec leur corps, leur esprit et leur âme.  Plusieurs d’entre eux préfèrent se détester que perdre leurs parents  en fuyant ou en exprimant leur colère.  Ceux-ci doivent revisiter, non seulement leurs souvenirs traumatiques pour les intégrer, mais aussi les parties d’eux-mêmes qui ont développé les habitudes défensives qui les ont aidé à survivre. P. 378-379

Et comme je dis souvent… intégrer en conscience sa colère, ses blessures du passé, permettent de délaisser la victime en soi, la survivante,  pour devenir un-e VIVANT-E à part entière.  L’énergie qu’il faut pour entreprendre ce processus est la même que nous avons utilisé pour survivre jusqu’à maintenant.  On peut facilement imaginer l’ampleur des changements, des  transformations qui peuvent s’accomplir alors que cette merveilleuse énergie est activée de façon saine et positive libérant ainsi les blocages psychologiques, physiques et énergétiques.  

« La réponse traumatique est une réponse normale à une situation anormale, et pas l’inverse!  Le traumatisme n’est pas une maladie, mais un mal-être.  Le déni est une tentative de solution qui empêche la guérison. La « vérité sur ce qui s’est passé » est éprouvée en se déplaçant avec fluidité entre les vortex traumatiques et de guérison. Le processus de guérison est intérieur, mais nous ne pouvons guérir que si nous nous détachons des symptômes.» 2

L'intégration consciente de la colère contribue à faire place à une force puissante, purifiante et guérissante... qui nous donne accès à un dégagement intérieur, un NOUVEAU SOUFFLE.   

Derrières nos croyances et nos idées limitatives, des comportements, des émotions qui proviennent de notre enfance, de notre humanité blessée : humiliation, rejet, gêne, honte, terreur, rage, tristesse… Grâce à l’introspection en profondeur en toute vérité,  avec amour et compassion,  en travaillant avec nos 4 Intelligences simultatnément nous avons le pouvoir d'intégrer, libérer et transformer la colère en quelque chose de plus constructif et vivant. 

 

1. KOLK, Bessel van der. (2018) Le corps n'oublie rien, Albin MIchel. 590p.
2. LÉVINE, Peter. (2009) Réveiller le tigre - Guérir le traumatisme, Socrate Éditions Promarex. 273p.

 

Blanche Landry, Thérapeute spécialisée
Sainte-Adèle, QC. (Canada)
France ( Europe)
Bur.: 450.322.2142
contact@blanchelandry.com
http://blanchelandry.com

Le 08 juillet 2018